Mayotte - STM : « Les prix reviennent à la situation initiale »

Mayotte - STM : « Les prix reviennent à la situation initiale »
MAYOTTE


Environ 300 personnes se sont rassemblées, dans la bonne humeur, mais déterminés. Déterminés à faire entendre leurs voix d'usagers. Car il y avait là des chefs d'entreprise, des secrétaires, des chauffeurs de taxis... et mahorais et mzungus étaient unis dans un seul leitmotiv : le retrait du texte autorisant les hausses des prix des passages par barge du Service des Transports Maritimes. Le passage piéton à lui seul était passé de 0,75 ¤ à 1 ¤ au 1er novembre, pour atteindre 1,50 ¤ le 1er janvier 2010, et subir une hausse supplémentaire au mois de juillet suivant.
... Actu du 97.6


Jeudi 12 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


STM : « Les prix reviennent à la situation initiale »
Jeudi matin, dès 4 heures, les habitants de Petite Terre se sentant pris en otage par les hausses effectives et annoncées des prix des traversées par barge, ont érigé un barrage sur le boulevard des Crabes, à hauteur de la plage du Faré.
Impossible de se rendre à l'aéroport de Mayotte, situé en Petite Terre, ou d'en revenir. Côté barge, Petite Terre était déserte. Côté manif, les élus se sont fait attendre 4 heures.

Environ 300 personnes se sont rassemblées, dans la bonne humeur, mais déterminés. Déterminés à faire entendre leurs voix d'usagers. Car il y avait là des chefs d'entreprise, des secrétaires, des chauffeurs de taxis... et mahorais et mzungus étaient unis dans un seul leitmotiv : le retrait du texte autorisant les hausses des prix des passages par barge du Service des Transports Maritimes. Le passage piéton à lui seul était passé de 0,75 ¤ à 1 ¤ au 1er novembre, pour atteindre 1,50 ¤ le 1er janvier 2010, et subir une hausse supplémentaire au mois de juillet suivant.

Devant le déséquilibre budgétaire de 72,4 millions du Conseil général, la Chambre Territoriale des Comptes avait préconisé notamment cette augmentation de tarif, sans la chiffrer.

Mais le doublement de certains tarifs a irrité les habitants de Petite Terre qui, se sentant pris en otage, avaient choisi de bloquer la circulation ce matin : « ça n'est pas à nous de combler le trou du Conseil général ! », « la population n'a pas été informée quand la décision de hausse de tarif a été prise ! », « le prix de passage des camions va doubler, voire tripler (de 75 ¤ à 150 ¤ pour les petits poids lourds ˂15T, de 100 ¤ à 200 ¤ pour les moyens, et de 122 ¤ à 300 ¤ pour les semi-remorques, ndlr). Ça va être répercuté sur les prix des marchandises en rayon des supermarchés ! »

Jean-Paul Normand, directeur de Cabinet du Préfet, négociait dès 7h30 un barrage filtrant pour éviter la paralysie de l'économie, et permettre le passage vers l'aéroport. Mais en milieu de matinée, les leaders sont remontés : « nous laissons passer les malades et le personnel médical, mais nous n'avons que deux mots à dire « retrait immédiat ».

Et il a fallu attendre 4 heures en plein soleil pour que des conseillers généraux veuillent bien faire le déplacement en l'absence du président Ahamed Attoumani Douchina, de retour de métropole dans l'après-midi. C'est donc sous les huées qu'Ahamada Madi Chanfi, Hadadi Andjilani 2ème et 3ème vice-président, Ibrahim Aboubacar, conseiller général de Sada, Zaïdou Tavanday, conseiller général de Mamoudzou 2 et Jean-Claude Louchet Directeur général des Services sont repartis, après avoir signalé qu'un retrait de délibération était du domaine du président du Conseil général.

C'est donc l'accueil qui attendait Ahamed Attoumani Douchina à sa descente d'avion. Après 2 heures de discussion avec les 4 conseillers, le DGS et une délégation de manifestants, la décision a été prise de retourner aux tarifs d'avant 1er novembre pour l'ensemble des prestations du STM. « Plusieurs réunions ultérieures sont prévues pour prendre des décisions sur la résorption du déficit » explique Daniel Zaïdani, le leader de l'association Oudaïlia Haqui za M'mahore, « nous sommes heureux que cette manifestation pacifique ait été comprise par tous, y compris par les forces de l'ordre ».

Vers 17 heures, le barrage est donc levé.

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:42

Mayotte: Petite Terre paralysée

Mayotte: Petite Terre paralysée
MAYOTTE


Un train de mesures impopulaires et des augmentations mal gérées : les tarifs de la barge n'avaient pas été revus depuis plus de 10 ans.
La tention monte en Petite Terre. Les incapalbles de nos Elus font monter la tention entre Les cytoiens et Elus. Vivemnt les prochainne Elections. Pour Combler le déficite, le Conseil général de Mayotte a decidé d'augmenter les Prix sur le seul transport en Commun de l'Ile, mais les Petite Terriens, disent etre les seules victimes de cette mal gérance du Budget du conseil général. (Tout les Bureaux administratives se trouvent en Grande Terre, mais aussi les Commerces etc. 1¤50 au quotidien pour un SMIC de 985¤ brut .
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Jeudi 12 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Petite Terre paralysée
Depuis cinq heures ce matin jeudi, Petite Terre est paralysée par un mouvement de protestation déclenché par les hausses successives des tarifs du STM (Service de transport maritime de Mayotte) qui gère les barges pour le compte du Conseil Général.
Conformément aux recommandations de la Chambre territoriale des comptes qui a mis en lumière le déficit abyssal de 74 millions d'euros des finances du Conseil Général de Mayotte, celui-ci a commencé à annoncer un train d'augmentations.

Ce sont les hausses successives concernant le prix du ticket de barge entre Petite Terre et Grande Terre qui ont mis le feu aux poudres. Les « petits terriens », comme on les appelle ici, ont le sentiment de faire les frais de l'incompétence des dirigeants de la collectivité. La plupart des usagers prennent la barge chaque jour pour se rendre au travail. L'abonnement annuel passe à 150 ¤ pour un piéton contre 122 ¤ précédemment. Le seul tarif un peu épargné par les hausses puisque les autres prix vont doubler.

Cette marche, à l'initiative du « Collectif des Citoyens Perdus », prévue initialement hier 11 novembre avait été repoussée « à une date ultérieure ». Finalement, c'est dès ce matin que les manifestants ont bloqué le rond-point du Four à Chaud, point de passage obligé pour atteindre les deux embarcadères de la barge et de l'amphidrome situés tous les deux sur le rocher de Dzaoudzi.

Le service des barges a été interrompu pour reprendre en partie vers 9h00.

A 10h30, les manifestants attendaient encore de rencontrer un représentant du Conseil Général de Mayotte afin de lui faire part de leur mécontentement avec l'espoir que les élus reviennent sur ces augmentations qui ne concernent pas uniquement l'unique transport en commun de Mayotte.


A Lire: La 1er Manifestation en Petite Terre: Double hausse des tarifs au STM ici

A Lire: la rencontre de Fahardine Mohamed de l'ASCOMA, association des consommateurs de Mayotteici


A Lire: La Collectivité vote pour des hausses de taxes et augmentations de tarifsici

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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:38

Mayotte: Intervention sur les crédits outre-mer de la loi de finances 2010

Mayotte: Intervention sur les crédits outre-mer de la loi de finances 2010
MAYOTTE


Priorité n°1 à Mayotte, exige un volontarisme persévérant de l'État. C'est le sens de mon amendement relatif aux constructions des établissements du premier degré, maternelle et élémentaire, pour lesquels 600 salles de classe font aujourd'hui défaut, perturbant profondément la bonne marche du système et les rythmes des enfants. Un autre de nos amendements concerne les personnels de l'Education nationale et des fonctions publiques en général.
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Jeudi 12 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Intervention sur les crédits outre-mer de la loi de finances 2010


Monsieur le Président,

Madame la Secrétaire d'État,

Mes Chers Collègues,

Le projet de loi de finances pour 2010 affiche une hausse de + 6 % et représente environ 12 % de l'effort de l'État pour les Outre-mers. Une telle présentation mathématique devrait à elle seule suffire à répondre à nos attentes. Mais, en ces temps de crise, la réalité est tout autre.

En effet, à ce jour, l'essentiel des décrets d'application de la LODEOM est encore à édicter. C'est dire que, faute d'une accélération du processus de leur élaboration, la mise en oeuvre de cette loi tant attendue dans les Outre-mers sera retardée.

A Mayotte par exemple, en l'absence de mesure réglementaire préalable, le projet initiative-jeune ne peut toujours pas voir le jour. De même, à défaut de dispositif réglementaire nécessaire, la défiscalisation du logement social ne peut être effective.

Il est donc grand temps de remédier à cette déplorable situation pour engager résolument et dans de meilleures conditions la départementalisation de Mayotte.

A cet égard, permettez-moi de vous suggérer de substituer, d'ores et déjà, au misérable fonds mahorais de développement, qui n'est crédité que de 600.000 euros par le fonds de développement économique et social prévu par le Pacte pour la départementalisation de notre île et qui devra être mieux pourvu.

Plus généralement, il apparaît que pour la deuxième année consécutive, malgré la hausse remarquable du budget Outre-mer, les crédits alloués à Mayotte sont dans leur ensemble en diminution contrairement au reste des collectivités ultra-marines. C'est ce que démontre le rapport de nos collègues sénateurs DOLIGE et MASSION. Ainsi, encore une fois, nous sommes loin, très loin des rivages de l'égalité républicaine.

Madame la Secrétaire d'État, cette situation inique, presque discriminatoire, faite à Mayotte, n'est pas conforme à la légalité républicaine, elle ne peut donc plus durer !

Enfin, l'Education, priorité n°1 à Mayotte, exige un volontarisme persévérant de l'État. C'est le sens de mon amendement relatif aux constructions des établissements du premier degré, maternelle et élémentaire, pour lesquels 600 salles de classe font aujourd'hui défaut, perturbant profondément la bonne marche du système et les rythmes des enfants. Un autre de nos amendements concerne les personnels de l'Education nationale et des fonctions publiques en général. Il propose d'abroger le système inégalitaire de l'indemnité d'éloignement pour le remplacer par une juste et équitable mesure : l'indexation des salaires en vigueur dans les départements d'Outre-mer.

Toujours dans la perspective de la départementalisation, je tiens à vous demander Madame la Secrétaire d'État, de nous indiquer le délai dans lequel le gouvernement compte présenter la loi ordinaire qui complétera la loi organique adoptée en juillet dernier.

C'est aussi l'occasion pour moi d'appeler encore une fois votre attention sur le problème récurrent de l'état civil à Mayotte, sur la nécessaire dynamisation des travaux de la commission de révision, la CREC, et tout particulièrement sur la situation des personnes nées avant 1959 qui ne semble plus être traitée par les services compétents.

Autre sujet de préoccupation, qui a fait l'objet d'un engagement du Président de la République dans le pacte pour la départementalisation de Mayotte : la revalorisation des prestations sociales existantes. Pouvez-vous, Madame la Secrétaire d'État, nous indiquer les mesures que vous comptez prendre à cet effet ?

Vous le voyez : beaucoup de sujets et de questions, que je pourrais multiplier ; beaucoup de travail en vue ; mais aussi, hélas, beaucoup d'inquiétudes. Je ne vous cache pas que ce projet, tel qu'il nous est présenté aujourd'hui, est loin, très loin du compte pour Mayotte. Nous mettons des propositions sur la table. A vous d'ouvrir la discussion. Nous ferons précisément de cette ouverture un critère déterminant dans notre jugement final sur ce texte.

Je vous remercie de votre attention.



Le site WEB du député Abdoulatifou ALY :ici
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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:30

Mayotte: La grève continue à Bandraboua

Mayotte: La grève continue à Bandraboua
MAYOTTE


Sur les 98 agents de la commune, 67 ont cessé le travail.
... Actu du 97.6


Jeudi 12 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


La grève continue à Bandraboua
Les agents de la mairie de Bandraboua en grève depuis lundi ont continué leur mouvement mardi.
Sur les 98 agents de la commune, 67 ont cessé le travail. Les grévistes réclament le retour de Mme Thoibati Madi Ali à son poste de secrétaire générale à la mairie de M'tzamboro, alors que les agents originaires de M'tzamboro ont fait leur retour à la mairie de Bandraboua suite à une décision de justice du tribunal administratif. Une réunion a eu lieu entre les deux maires mardi soir pour essayer d'aplanir les différents qui se multiplient entre les habitants des deux communes, notamment le litige foncier à Mitséni.


A Lire: Les employés de la mairie de Bandraboua en grève (10/11/09)ici
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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:28

Reunion: 1er vol d'un A380 Parsi -Reunion - Air Austral (la Compagnie Reunionnaise) acceuillera son 1er A380 en 2014 puis le second en 2015

Reunion: 1er vol d'un A380 Parsi -Reunion - Air Austral (la Compagnie Reunionnaise) acceuillera son 1er A380 en 2014 puis le second en 2015
MAYOTTE


Ce matin, la foule attendait avec impatience de pouvoir admirer ce mastodonte qui s'est posé pour la toute première fois sur le sol réunionnais. L'A380 est un véritable bijou de technologie .

Air Austral va acceullir son 1er A380 en 2014, encoire qu'un jour ce géan pourra fouller le sol mahorais vu que Mayotte s'ouvrera dans le monde grace a son nouvel aéroport en 2015 .

"Le coût par siège est réduit de 20%" et ce avion est considéré comme étant "respectueux de l'environnement avec moins de 3 litres de carburant au 100kms par passager en configuration tri-classe avec 525 places et moins de 2 litres de carburant au 100 km par passager en configuration classe unique".

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Mercredi 11 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


L'A380 : le fleuron du 21ème siècle
L'Airbus A 380 est considéré comme étant l'avion "le plus avancé, le plus spacieux et le plus éco-efficient en service aujourd'hui". Ce matin, la foule attendait avec impatience de pouvoir admirer ce mastodonte qui s'est posé pour la toute première fois sur le sol réunionnais. L'A380 est un véritable bijou de technologie et jusqu'à demain, il est à la Réunion avant de décoller pour Dubaï où il participera à un salon.
Ponctuel et gigantesque, l'A380 était bien au rendez vous ce matin et ce, pour le plus grand plaisir des milliers de Réunionnais qui attendaient sa venue. Malgré quelques déceptions pour ceux qui n'ont pas pu l'approcher comme ils l'auraient souhaité, la vision de ce géant des airs a ravi la foule.


Ce vol entre Paris et l'aéroport de Roland Garros marque un tournant dans le cadre du désenclavement aérien de la Réunion. Avec plus de 800 places, ce mastodonte devrait permettre une baisse significative des prix des billets d'avion pouvant aller jusqu'à moins 30%.


Ce matin, les regards de milliers de Réunionnais étaient donc braqués vers le ciel : le fuselage de l'A 380 était visible dès 7h00 et l'aviation civile a exceptionnellement accepté que ce gros porteur effectue le tour de l'île à basse altitude, dans le sens des aiguilles d'une montre.


Pendant près de 45 minutes, l'A 380 a donc volé au-dessus de la mer à un nautique des côtes, précisément à 500 mètres d'altitude.


Mis à part deux hélicoptères autorisés à graviter dans le ciel réunionnais, aucun autre appareil n'était accepté dans l'espace aérien - par mesure de sécurité - , tant que l'A380 n'était pas stabilisé sur le tarmac de l'aéroport Roland Garros, à Sainte Marie.


Il s'agit d'un avion d'essai - venu suite à la promesse d'achat de deux A 380 par Air Austral - et c'est le pilote Hugues Van Der Stichel - commandant de bord - qui est aux commandes avec à ses côtés peter Chandler (Copilote) et Pascal Verneau (mécanicien navigant d'essai). Cet avion totalise près de 2000 heures de vol et affiche des dimensions impressionnantes.

Pour plus de précision, l'A 380 est un avion de transport de passagers de la plus grande capacité et le plus éco-efficient du monde sur le marché.

Avec "50% d'espace supplémentaire et 40% de sièges en plus par rapport à un 747-400", l'A 380 offre donc davantage d'espace et jusqu'à 853 sièges en classe unique ( 525 sièges en configuration tri-classe).

La surface planché totale de la cabine est de 550m2. Deux cabines séparées de type gros porteur s'étendent sur toute la longueur de l'allée.

L'A 380, c'est aussi la cabine la plus silencieuse du marché : "cabine la moins bruyante de tous les avions de transport de passagers". Les coffres à bagages sont aussi plus volumineux, soit "15% de volume de rangement supplémentaire par passager en classe économique".


"Le coût par siège est réduit de 20%" et ce avion est considéré comme étant "respectueux de l'environnement avec moins de 3 litres de carburant au 100kms par passager en configuration tri-classe avec 525 places et moins de 2 litres de carburant au 100 km par passager en configuration classe unique".
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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:26

Mayotte: Contrôle des finances publiques

Mayotte: Contrôle des finances publiques
MAYOTTE


Le SJF opposé à la suppression des Chambres régionales des comptes
... Actu du 97.6


Mercredi 1 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Contrôle des finances publiques
Le Conseil des ministres du mercredi 28 octobre a adopté le projet de loi portant réforme des juridictions financières. Ce projet a depuis été déposé devant l'Assemblée nationale sous le n°2001. Le gouvernement marque ainsi sa volonté de mener à terme le projet de loi dans les délais les plus courts. Lors de son récent congrès, qui s'est tenu à Paris le 15 octobre 2009, le Syndicat des juridictions financières (SJF) a réaffirmé son opposition totale au projet de réforme des juridictions financières.
Marie-Christine Tizon, déléguée de la section locale SJF pour la Chambre régionale de la Réunion et la Chambre territoriale des comptes de Mayotte affirme qu'une large majorité des conseillers de la CRC Réunion/CTC Mayotte ont prévu de s'associer à une journée de grève le mardi 17 novembre pour manifester leur opposition à cette réforme.

Dans un communiqué de presse intitulé "Suppression des Chambres régionales des comptes : le gouvernement fait le choix d'un passage en force", le SJF explique les motivations de cette grève : "Alors que le Conseil d'Etat vient juste de rendre son avis sur un projet qui bouleverse l'organisation des juridictions financières et supprime les Chambres régionales des comptes (CRC), le gouvernement fait le choix de mener cette réforme au pas de charge.

Le projet, au-delà de ses déclarations de principe lénifiantes, envisage purement et simplement la suppression des CRC, remplacées par quelques "chambres des comptes" interrégionales qui deviendraient parties intégrantes de la Cour des comptes. La programmation de leurs contrôles serait ainsi centralisée. C'est une logique de recherche d'économies qui motive pour une large part le projet (réduction du nombre des implantations, du nombre des magistrats et des personnels des Chambres), alors même que l'extension des missions est au c½ur du projet de loi.

Le Président de la République avait assuré que l'extension des missions des juridictions financières s'accompagnerait de tous les moyens nécessaires. Non seulement ils n'y seront pas, mais ils seront réduits", déplore la représentante du Syndicat des juridictions financières.

"Un contrôle impartial, réel et effectif des gestions des collectivités locales"

"La réforme ne répondra pas davantage aux exigences d'efficacité dont elle se pare et plus grave, elle remettra en cause les équilibres fondamentaux de la décentralisation. Aujourd'hui comme hier, l'ensemble des citoyens de notre pays est en droit d'attendre un contrôle impartial, réel et effectif des gestions des collectivités locales", continue la syndicaliste.

"Or, comme le montre l'analyse des projets de textes, la réforme telle qu'envisagée aboutira immanquablement à un affaiblissement important de l'exercice du contrôle des finances publiques locales. En fait, elle palliera simplement l'incapacité de la Cour des comptes à exercer ses missions nouvelles, par le sacrifice du contrôle financier des collectivités locales, pourtant conçu comme un fondement du développement de la démocratie locale.

Elle promeut par ailleurs des dispositions en trompe-l'½il, laissant croire que le champ de la responsabilité des gestionnaires publics serait étendu, alors que les dispositions du projet de loi auront pour effet de maintenir l'inefficacité du régime actuel."


Avec Mayotte hebdo

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:13

Mayotte: Une nouvelle permanence d'accès au droit en Petite Terre

Mayotte: Une nouvelle permanence d'accès au droit en Petite Terre
MAYOTTE


Caroline Ballerini et Natacha N'Gouzo accueillent aussi les
justiciables de Petite Terre
Crédit photo : A.L./Malango
... Actu du 97.6


Mardi 10 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Une nouvelle permanence d'accès au droit en Petite Terre
La ville de Pamandzi vient de se doter d'un point d'accès au droit, en lieu et place de l'ancienne mairie. Son objectif est de proposer un accès gratuit pour chacun à l'information juridique.
«Jusqu'à présent, les petits terriens devaient se rendre au tribunal de Kawéni, et devaient « rebarger » lorsqu'il manquait des pièces. Nous avons donc ouvert le mois dernier une permanence à Labattoir, et aujourd'hui à Pamandzi (*)» explique Caroline Ballerini, officier de police de formation et responsable du Conseil Territorial d'Accès au Droit, sous la direction de la présidente du Tribunal de Première Instance, Marie-Thérèse Rix-Geay. Cette dernière voulait mettre en place un bus itinérant de l'accès au droit. Mais, les finances actuelles du Conseil général ne l'ont pas permis.

Plusieurs permanences vont donc fleurir sur l'île: « celle de Bandrélé est ouverte une fois par semaine depuis 2007(*). Nous avons contacté toutes les communes : Acoua et M'Tsamboro nous ont répondu favorablement et Sada cherche une salle » détaille Natacha Ali N'Gouzo qui, avec un master de droit, assiste Caroline Ballerini : « nous nous complétons en proposant les deux langues à nos interlocuteurs. Nous sommes des agents du Conseil général mis à disposition du tribunal ».

En 2008, le public intéressé se partageait entre environ 45 % d'hommes et 55% de femmes, « le plus souvent pour des titres de séjour de personnes en situation irrégulière qui demandent une orientation et une aide juridictionnelle, et pour des pièces d'identité de la part de mahorais qui sont en droit d'avoir des papiers, sans savoir comment s'y prendre » commente Caroline Ballerini. Viennent ensuite les sujets liés aux affaires familiales, avec les problèmes de garde d'enfants et de pension alimentaire.

Les renseignements donnés permettent également aux demandeurs d'être orientés vers les organismes adéquats, une aide à la rédaction est proposée ainsi que l'accueil à l'Aide juridictionnelle, ou la délivrance de bons de consultation gratuite d'avocat.

A Pamandzi, la permanence d'Accès au droit va se greffer sur le Pôle multiservices, au sein de l'ancienne mairie, dont la réhabilitation a fait l'objet d'un chantier école, organisé par Adrien Michon chef de projet à la Politique de la ville : «12 jeunes qui côtoyaient plutôt l'alcool et le bengué se sont retrouvés sur ce chantier, et actuellement 80 % d'entre eux ont trouvé un emploi ».


Avec Malango Mayotte



(*) Les permanences :

- à Bandrélé, le premier vendredi de chaque mois de 8h à 11h

- à Pamandzi, le 2ème lundi de chaque mois de 13h à 16h

- à Labattoir, le 4ème lundi de chaque mois de 7h30 à 10h
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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:12

Mayotte: Rencontre avec Fahardine Mohamed de l'ASCOMA

Mayotte: Rencontre avec Fahardine Mohamed de l'ASCOMA
MAYOTTE


Vue des barges à la gare maritime de Dzaoudzi en Petite Terre, Qaui Issouf Ali


Fahardine Mohamed de l'ASCOMA, association des consommateurs de Mayotte, membre de l'observatoire des prix
... Actu du 97.6


Mardi 10 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Rencontre avec Fahardine Mohamed de l'ASCOMA
Les augmentations successives des tarifs de la barge font remous, surtout chez les utilisateurs résidant en Petite Terre qui doivent l'utiliser quotidiennement pour se rendre à leur travail en Grande Terre.
Flash Infos : Le prix de la barge vient de passer de 75 centimes à 1 euro après la hausse du prix de la course pour les taxis, que pensez-vous de ces hausses successives ?

Fahardine Mohamed : Je suis scandalisé par rapport à ce qui se passe à Mayotte. Si vous vous rappelez bien, dès le début l'Ascoma ne voulait pas participer aux états généraux parce qu'on se doutait que ce serait une mascarade. Nous y sommes finalement allés et il est vrai qu'il y a eu des discutions intéressantes. Mais aujourd'hui, ce qui me choque le plus, c'est de voir que cette hausse des prix de la barge a été décidée par le conseil général alors que la personne qui présidait le comité sur la baisse des prix est aussi vice- président du conseil général. Il a fait la morale aux responsables économiques du privé, il est même allé jusqu'à dire à la télé qu'il allait tout faire pour baisser le coût de la vie à Mayotte. Finalement, c'est au moment où on attend que les différents interlocuteurs réagissent et commencent à baisser leurs tarifs qu'ils décident d'un seul coup d'augmenter les tarifs des transports. Avant, on accusait les entreprises privées et la préfecture, mais au fond ce sont eux qui montrent le mauvais exemple. Ils ne respectent pas leurs engagements. Je peux comprendre la hausse des prix chez les taximen. Leurs tarifs n'ont augmenté que de 10 centimes, ce qui est normal par rapport au coût de la vie. Mais le conseil général a pris sa décision de manière unilatérale sans même tenter de négocier avec les différents interlocuteurs sociaux. Ils montrent qu'ils n'en ont rien à faire de la population. Hier, j'ai participé à une réunion pour soutenir le mouvement de protestation en petite terre. Nous allons rejoindre les rejoindre et faire un communiqué pour inviter tous ceux qui se sentent lésés par la hausse des prix à venir avec nous.

FI : Vendredi soir, le président de la République a annoncé plusieurs mesures pour lutter contre la vie chère dans les Dom Tom, est ce qu'il vous a convaincu ?

Fahardine Mohamed : Je n'ai aucun espoir. Nous sommes en plein dans la phase de la synthèse des mesures proposées lors des Egom, et ce sont les personnes qui devraient montrer l'exemple et amorcer la dynamique de la baisse des prix qui font tout l'inverse. Comment vontils faire demain lorsque les entreprises et les différents représentants économiques vont se réunir pour le suivi du dossier sur la vie chère ? Ils vont nous dire quoi ? Nous avons monté nos tarifs mais vous devez baissez les vôtres ? Après avoir montré cela, ils n'ont plus aucune crédibilité.


Avec Flash Infos / Mayotte hebdo


A Lire: Double hausse des tarifs au STMici
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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:10

Mayotte: Manifestation en Petite Terre

Mayotte: Manifestation en Petite Terre
MAYOTTE


Un rattrapage tarifaire qui aurait pu se faire en douceur


... Actu du 97.6


Mardi 10 Novembre 2009 L'actualité mahoraise


Manifestation en Petite Terre
Les augmentations successives des tarifs de la barge font remous, surtout chez les utilisateurs résidant en Petite Terre qui doivent l'utiliser quotidiennement pour se rendre à leur travail en Grande Terre.
La semaine dernière le conseil général de Mayotte annonçait la hausse des tarifs de la barge reliant Petite Terre à Grande Terre. Entre l'augmentation applicable depuis le 1er novembre et celle prévue au 1er janvier prochain, le prix de la traversée va doubler, passant de 75 ct à 1,50¤ pour les piétons, par exemple.

Pour protester contre ces hausses décidées après la débâcle financière de la Collectivité départementale de Mayotte relevée par la chambre régionale des comptes, une manifestation aura lieu dans les rues de Labattoir et Pamandzi le 11 novembre vers 15h00.

Cette marche contestataire sera suivie d'une réunion publique sur la Place du Four à Chaud.

Les tarifs de la barge sont restés inchangés depuis plus de 10 ans, le seul changement intervenu s'étant fait en 2002, lors du passage du franc à l'euro. Le prix d'une traversée piéton était alors passé de 5 Frs à 0,75 ¤, ce qui était le taux de change à peu près exact.

Dans le même temps, la course de taxi ville de jour est passée de 4 Fr (soit 0,60¤) en 1999 à 1,20 ¤ le 1er octobre dernier.



A Lire: Double hausse des tarifs au STMici

A Lire: La Collectivité vote pour des hausses de taxes et augmentations de tarifsici
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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:04

Salon du tourisme à Colmar (Mayotte invité d'honneur) - France Ô

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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:00